1. Il fait froid

    L’hiver blanchit le dur chemin.
    Tes jours aux méchants sont en proie.
    La bise mord ta douce main;
    La haine souffle sur ta joie.

    La neige emplit le noir sillon.
    La lumière est diminuée –
    Ferme ta porte à l’aquilon!
    Ferme ta vitre à la nuée!

    Et puis laisse ton coeur ouvert!
    Le coeur, c’est la sainte fenêtre.
    Le soleil de brume est couvert;
    Mais Dieu va rayonner peut-être!

    Doute du bonheur, fruit mortel;
    Doute de l’homme plein d’envie;
    Doute du prêtre et de l’autel;
    Mais crois à l’amour, ô ma vie!


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    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 1
  2. Horror

    I

    Esprit mystérieux qui, le doigt sur ta bouche,
    Passes ne t'en va pas ! parle à l'homme farouche
    Ivre d'ombre et d'immensité,
    Parle-moi, toi, front blanc qui dans ma nuit te penches ;
    Réponds-moi, toi qui luis et marches sous les branches,
    Comme un souffle de la clarté !

    Est-ce toi que chez moi minuit parfois apporte ?
    Est-ce toi qui heurtais l'autre nuit à ma porte,
    Pendant que je ne dormais pas ?
    C'est donc vers moi que vient lentement ta lumière ?
    La pierre de mon seuil peut-être est la première
    Des sombres marches du trépas.

    Peut-être qu'à ma porte ouvrant sur l'ombre immense,
    L'invisible escalier des ténèbres commence ;
    Peut-être, ô pâles échappés,
    Quand vous montez du fond de l'horreur sépulcrale,
    Ô morts, quand vous sortez de la froide spirale,
    Est-ce chez moi que vous frappez !


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    (il reste 25 strophes à lire)
    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 1
  3. Halte en marchant

    Une brume couvrait l’horizon; maintenant,
    Voici le clair midi qui surgit rayonnant;
    Le brouillard se dissout en perles sur les branches,
    Et brille, diamant, au collier des pervenches.
    Le vent souffle à travers les arbres, sur les toits
    Du hameau noir cachant ses chaumes dans les bois;
    Et l’on voit tressaillir, épars dans les ramées,
    Le vague arrachement des tremblantes fumées;
    Un ruisseau court dans l’herbe, entre deux hauts talus,
    Sous l’agitation des saules chevelus;
    Un orme, un hêtre, anciens du vallon, arbres frères
    Qui se donnent la main des deux rives contraires,
    Semblent, sous le ciel bleu, dire: A la bonne foi!
    L’oiseau chante son chant plein d’amour et d’effroi,
    Et du frémissement des feuilles et des ailes
    L’étang luit sous le vol des vertes demoiselles.
    Un bouge est là, montrant dans la sauge et le thym
    Un vieux saint souriant parmi des brocs d’étain,
    Avec tant de rayons et de fleurs sur la berge,
    Que c’est peut-être un temple ou peut-être une auberge.
    Que notre bouche ait soif, ou que ce soit le coeur,
    Gloire au Dieu bon qui tend la coupe au voyageur!
    Nous entrons. -Qu’avez-vous! — Des oeufs frais, de l’eau fraîche.-
    On croit voir l’humble toit effondré d’une crèche.
    A la source du pré, qu’abrite un vert rideau,
    Une enfant blonde alla remplir sa jarre d’eau,
    Joyeuse et soulevant son jupon de futaine.
    Pendant qu’elle plongeait sa cruche à la fontaine,
    L’eau semblait admirer, gazouillant doucement,
    Cette belle petite aux yeux de firmament.
    Et moi, près du grand lit drapé de vieilles serges,
    Pensif, je regardais un Christ battu de verges.
    Eh! qu’importe l’outrage aux martyrs éclatants,
    Affront de tous les lieux, crachat de tous les temps,
    Vaine clameur d’aveugle, éternelle huée
    Où la foule toujours s’est follement ruée!

    Plus tard, le vagabond flagellé devient Dieu.
    Ce front noir et saignant semble fait de ciel bleu,
    Et, dans l’ombre, éclairant palais, temple, masure,
    Le crucifix blanchit et Jésus-Christ s’azure.
    La foule un jour suivra vos pas; allez, saignez,
    Souffrez, penseurs, des pleurs de vos bourreaux baignés!
    Le deuil sacre les saints, les sages, les génies;
    La tremblante auréole éclôt aux gémonies,
    Et, sur ce vil marais, flotte, lueur du ciel,
    Du cloaque de sang feu follet éternel.
    Toujours au même but le même sort ramène:
    Il est, au plus profond de notre histoire humaine,
    Une sorte de gouffre, où viennent, tour à tour,
    Tomber tous ceux qui sont de la vie et du jour,
    Les bons, les purs, les grands, les divins, les célèbres,
    Flambeaux échevelés au souffle des ténèbres;
    Là se sont engloutis les Dantes disparus,
    Socrate, Scipion, Milton, Thomas Morus,
    Eschyle, ayant aux mains des palmes frissonnantes.
    Nuit d’où l’on voit sortir leurs mémoires planantes!
    Car ils ne sont complets qu’après qu’ils sont déchus.
    De l’exil d’Aristide, au bûcher de Jean Huss,
    Le genre humain pensif — c’est ainsi que nous sommes –
    Rêve ébloui devant l’abîme des grands hommes.
    Ils sont, telle est la loi des hauts destins penchant,
    Tes semblables, soleil! leur gloire est leur couchant;
    Et, fier Niagara dont le flot gronde et lutte,
    Tes pareils: ce qu’ils ont de plus beau, c’est leur chute.

    Un de ceux qui liaient Jésus-Christ au poteau,
    Et qui, sur son dos nu, jetaient un vil manteau,
    Arracha de ce front tranquille une poignée
    De cheveux qu’inondait la sueur résignée,
    Et dit: -Je vais montrer à Caïphe cela!-
    Et, crispant son poing noir, cet homme s’en alla.
    La nuit était venue et la rue était sombre;
    L’homme marchait; soudain, il s’arrêta dans l’ombre,
    Stupéfait, pâle, et comme en proie aux visions,
    Frémissant! — Il avait dans la main des rayons.

    Forêt de Compiègne, juin 1837.

    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  4. Explications

    La terre est au soleil ce que l’homme est à l’ange.
    L’un est fait de splendeur; l’autre est pétri de fange.
    Toute étoile est soleil; tout astre est paradis.
    Autour des globes purs sont les mondes maudits;
    Et dans l’ombre, où l’esprit voit mieux que la lunette,
    Le soleil paradis traîne l’enfer planète.
    L’ange habitant de l’astre est faillible; et, séduit,
    Il peut devenir l’homme habitant de la nuit.
    Voilà ce que le vent m’a dit sur la montagne

    Tout globe obscur gémit; toute terre est un bagne
    Où la vie en pleurant, jusqu’au jour du réveil,
    Vient écrouer l’esprit qui tombe du soleil.
    Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible.
    La mort est là, vannant les âmes dans un crible,
    Qui juge, et, de la vie invisible témoin,
    Rapporte l’ange à l’astre ou le jette plus loin.

    O globes sans rayons et presque sans aurores!
    Énorme Jupiter fouetté de météores,
    Mars qui semble de loin la bouche d’un volcan,
    O nocturne Uranus! ô Saturne au carcan!
    Châtiments inconnus! rédemptions! mystères!
    Deuils! ô lunes encor plus mortes que les terres!
    Il souffrent; ils sont noirs; et qui sait ce qu’ils font?
    L’ombre entend par moments leur cri rauque et profond,
    Comme on entend, le soir, la plainte des cigales.
    Mondes spectres, tirant des chaînes inégales,
    Ils vont, blêmes, pareils au rêve qui s’enfuit.
    Rougis confusément d’un reflet dans la nuit,
    Implorant un messie, espérant des apôtres,
    Seuls, séparés, les uns en arrière des autres,
    Tristes, échevelés par des souffles hagards,
    Jetant à la clarté de farouches regards,
    Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes,
    Ceux-là, presque engloutis dans l’infini sans bornes,
    Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux,
    Autour du paradis ils tournent envieux;
    Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres,
    On voit passer au loin toutes ces faces sombres.

    Novembre 1840.

    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  5. Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin

    Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
    De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
    Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère;
    Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
    Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
    Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
    Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe.
    Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
    Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
    Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
    Quelque arabesque folle et qu’elle avait tracée,
    Et mainte page blanche entre ses mains froissée
    Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
    Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
    Et c’était un esprit avant d’être une femme.
    Son regard reflétait la clarté de son âme.
    Elle me consultait sur tout à tous moments.
    Oh! que de soirs d’hiver radieux et charmants
    Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
    Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
    Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
    J’appelais cette vie être content de peu !
    Et dire qu’elle est morte! Hélas! que Dieu m’assiste !
    Je n’étais jamais gai quand je la sentais triste ;
    J’étais morne au milieu du bal le plus joyeux
    Si j’avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.

    Novembre 1846, jour des morts.

    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 9
  6. Écrit sur la plinthe d’un bas-relief antique

    XXI
    A MADEMOISELLE LOUISE B.

    La musique est dans tout. Un hymne sort du monde.
    Rumeur de la galère aux flancs lavés par l'onde,
    Bruits des villes, pitié de la sœur pour la sœur,
    Passion des amants jeunes et beaux, douceur,
    Des vieux époux usés ensemble par la vie,
    Fanfare de la plaine émaillée et ravie,
    Mots échangés le soir sur les seuils fraternels,
    Sombre tressaillements des chênes éternels,
    Vous êtes l'harmonie et la musique même !
    Vous êtes les soupirs qui font le chant suprême !
    Pour notre âme, les jours, la vie et les saisons,
    Les songes de nos cœurs, les plis des horizons,
    L'aube et ses pleurs, le soir et ses grands incendies,
    Flottent dans un réseau de vagues mélodies ;
    Une voix dans les champs nous parle, une autre voix
    Dit à l'homme autre chose et chante dans les bois.
    Par moment, un troupeau bêle, une cloche tinte.
    Quand par l'ombre, la nuit, la colline est atteinte,
    De toutes parts on voit danser et resplendir,
    Dans le ciel étoilé du zénith au nadir,
    Dans la voix des oiseaux, dans le cri des cigales,
    Le groupe éblouissant des notes inégales.
    Toujours avec notre âme un doux bruit s'accoupla ;
    La nature nous dit : Chante ! et c'est pour cela
    Qu'un statuaire ancien sculpta sur cette pierre
    Un pâtre sur sa flûte abaissant sa paupière.


    Juin 1833.

    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  7. Écrit en 1846

    « Je vous ai vu enfant, monsieur, chez votre respectable mère, et nous sommes même un peu parents, je crois. J'ai applaudi à vos premières odes, la Vendée, Louis XVII Dès 1827, dans votre ode dite À la colonne, vous désertiez les saines doctrines, vous abjuriez la légitimité ; la faction libérale battait des mains à votre apostasie. J'en gémissais Vous êtes aujourd'hui, monsieur, en démagogie pure, en plein jacobinisme. Votre discours d'anarchiste sur les affaires de Gallicie est plus digne du tréteau d'une Convention que de la tribune d'une chambre des pairs. Vous en êtes la carmagnole Vous vous perdez, je vous le dis. Quelle est donc votre ambition ? Depuis ces beaux jours de votre adolescence monarchique, qu'avez-vous fait ? où allez-vous ? »

    Marquis, je m'en souviens, vous veniez chez ma mère.
    Vous me faisiez parfois réciter ma grammaire ;
    Vous m'apportiez toujours quelque bonbon exquis ;
    Et nous étions cousins quand on était marquis.
    Vous étiez vieux, j'étais enfant ; contre vos jambes
    Vous me preniez, et puis, entre deux dithyrambes
    En l'honneur de Coblentz et des rois, vous contiez
    Quelque histoire de loups, de peuples châtiés,
    D'ogres, de jacobins, authentique et formelle,
    Que j'avalais avec vos bonbons, pêle-mêle,
    Et que je dévorais de fort bon appétit
    Quand j'étais royaliste et quand j'étais petit.

    J'étais un doux enfant, le grain d'un honnête homme.
    Quand, plein d'illusions, crédule, simple, en somme,
    Droit et pur, mes deux yeux sur l'idéal ouverts,
    Je bégayais, songeur naïf, mes premiers vers,
    Marquis, vous leur trouviez un arrière-goût fauve,
    Les Grâces vous ayant nourri dans leur alcôve ;
    Mais vous disiez : — Pas mal ! bien ! c'est quelqu'un qui naît ! -
    Et, souvenir sacré ! ma mère rayonnait.


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    (il reste 25 strophes à lire)
    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  8. Éclaircie

    L'Océan resplendit sous sa vaste nuée.
    L'onde, de son combat sans fin exténuée,
    S'assoupit, et, laissant l'écueil se reposer,
    Fait de toute la rive un immense baiser.
    On dirait qu'en tous lieux, en même temps, la vie
    Dissout le mal, le deuil, l'hiver, la nuit, l'envie,
    Et que le mort couché dit au vivant debout :
    Aime ! et qu'une âme obscure, épanouie en tout,
    Avance doucement sa bouche vers nos lèvres.
    L'être, éteignant dans l'ombre et l'extase ses fièvres,
    Ouvrant ses flancs, ses seins, ses yeux, ses cœurs épars,
    Dans ses pores profonds reçoit de toutes parts
    La pénétration de la sève sacrée.
    La grande paix d'en haut vient comme une marée.
    Le brin d'herbe palpite aux fentes du pavé ;
    Et l'âme a chaud. On sent que le nid est couvé.
    L'infini semble plein d'un frisson de feuillée.
    On croit être à cette heure où la terre éveillée
    Entend le bruit que fait l'ouverture du jour,
    Le premier pas du vent, du travail, de l'amour,
    De l'homme, et le verrou de la porte sonore,
    Et le hennissement du blanc cheval aurore.
    Le moineau d'un coup d'aile, ainsi qu'un fol esprit,
    Vient taquiner le flot monstrueux qui sourit ;
    L'air joue avec la mouche et l'écume avec l'aigle ;
    Le grave laboureur fait ses sillons et règle
    La page où s'écrira le poëme des blés ;
    Des pêcheurs sont là-bas sous un pampre attablés ;
    L'horizon semble un rêve éblouissant où nage
    L'écaille de la mer, la plume du nuage,
    Car l'Océan est hydre et le nuage oiseau.
    Une lueur, rayon vague, part du berceau
    Qu'une femme balance au seuil d'une chaumière,
    Dore les champs, les fleurs, l'onde et devient lumière
    En touchant un tombeau qui dort près du clocher.
    Le jour plonge au plus noir du gouffre, et va chercher
    L'ombre, et la baise au front sous l'eau sombre et hagarde.
    Tout et doux, calme, heureux, apaisé ; Dieu regarde.

    Marine-Terrace, juillet 1855.

    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  9. Dolor

    Création ! figure en deuil ! Isis austère !
    Peut-être l'homme est-il son trouble et son mystère ?
    Peut-être qu'elle nous craint tous,
    Et qu'à l'heure où, ployés sous notre loi mortelle,
    Hagards et stupéfaits, nous tremblons devant elle,
    Elle frissonne devant nous !

    Ne riez point. Souffrez gravement. Soyons dignes,
    Corbeaux, hiboux, vautours, de redevenir cygnes !
    Courbons-nous sous l'obscure loi.
    Ne jetons pas le doute aux flots comme une sonde.
    Marchons sans savoir où, parlons sans qu'on réponde,
    Et pleurons sans savoir pourquoi.

    Homme, n'exige pas qu'on rompe le silence ;
    Dis-toi : Je suis puni. Baisse la tête et pense.
    C'est assez de ce que tu vois.
    Une parole peut sortir du puits farouche ;
    Ne la demande pas. Si l'abîme est la bouche,
    Ô Dieu, qu'est-ce donc que la voix ?

    Ne nous irritons pas. Il n'est pas bon de faire,
    Vers la clarté qui luit au centre de la sphère,
    A travers les cieux transparents,
    Voler l'affront, les cris, le rire et la satire,
    Et que le chandelier à sept branches attire
    Tous ces noirs phalènes errants.


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    (il reste 16 strophes à lire)
    Victor HugoRecueil : Les Contemplations
    • 0
  10. Crépuscule

    L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
    Frissonne ; au fond du bois la clairière apparaît ;
    Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
    Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

    Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
    Vous qui passez dans l'ombre, êtes-vous des amants ?
    Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ;
    L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants.

    Que dit-il, le brin d'herbe ? et que répond la tombe ?
    Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
    Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ;
    Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

    Dieu veut qu'on ait aimé. Vivez ! faites envie,
    Ô couples qui passez sous le vert coudrier.
    Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
    On emporta d'amour, on l'emploie à prier.


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    (il reste 4 strophes à lire)
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