1. L’Amour de l’Amour

    I

    Aimez bien vos amours ; aimez l’amour qui rêve
    Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ;
    C’est lui que vous cherchez quand votre avril se lève,
    Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux.

    Aimez l’amour qui joue au soleil des peintures,
    Sous l’azur de la Grèce, autour de ses autels,
    Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures,
    Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels.

    Aimez l’amour qui parle avec la lenteur basse
    Des Ave Maria chuchotés sous l’arceau ;
    C’est lui que vous priez quand votre tête est lasse,
    Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau.


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    • 0
  2. L’Homme

    Homme dont la tristesse est écrite d’un bout
    Du monde à l’autre, et même aux murs de la campagne,
    Forçat de l’hôpital et malade du bagne ;

    Dormeur maussade, à qui chaque aube dit : « Debout ! »
    Voyageur douloureux qu’attend la Mort, auberge
    Où l’on vend le lit dur et les pleurs blancs du cierge,

    Tu gémis, étonné de te sentir si las ;
    Puis un jour tu te dis : « L’âme est un vain bagage,
    Et mon’cœur est bien lourd pour un pareil voyage !»

    Et, sans songer que Dieu te donne ses lilas,
    Tu veux jeter ton cœur, tu veux jeter ton âme,
    Pour alléger ta marche et mieux porter la Femme;


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    • 2
  3. Immensité

    Voyez le ciel, la terre et toute la nature ;
    C’est le livre de Dieu, c’est sa grande écriture ;
    L’homme le lit sans cesse et ne l’achève point.
    Splendeur de la virgule, immensité du point !
    Comètes et soleils, lettres du feu sans nombre!
    Pages que la nuit pure éclaire avec son ombre !
    Le jour est moins charmant que les yeux de la nuit.
    C’est un astre en rumeur que tout astre qui luit.
    Musique d’or des cieux faite avec leur silence ;
    Et tout astre immobile est l’astre qui s’élance.
    Ah ! que Dieu, qui vous fit, magnifiques rayons,
    Cils lointains qui battez lorsque nous sommeillons,
    Longtemps, jusqu’à nos yeux buvant votre énergie,
    Prolonge votre flamme et sa frêle magie !
    La terre est notre mère au sein puissant et beau ;
    Comme on ouvre son cœur, elle ouvre le tombeau,
    Faisant ce que lui dit le Père qui regarde.
    Dieu nous rend à la Mère, et la Mère nous garde ;
    Mais comme le sillon garde le grain de blé,
    Pour le crible, sur l’aire où tout sera criblé :
    Récolte dont le Fils a préparé les granges,
    Et dont les moissonneurs vermeils seront les anges.
    La nature nous aime, elle cause avec nous ;
    Les sages l’écoutaient, les mains sur leurs genoux,
    Parler avec la voix des eaux, le bruit des arbres.
    Son cœur candide éclate au sein sacré des marbres ;
    Elle est la jeune aïeule ; elle est l’antique enfant !
    Elle sait, elle dit tout ce que Dieu défend
    À l’homme, enfant qui rit comme un taureau qui beugle ;
    Et le regard de Dieu s’ouvre dans cette aveugle.
    Quiconque a le malheur de violer sa loi
    A par enchantement soi-même contre soi.
    N’opposant que le calme à notre turbulence,
    Elle rend, au besoin, rigueur pour violence,
    Terrible à l’insensé, docile à l’homme humain :
    Qui soufflette le mur se fait mal à la main.
    La nature nous aime et donne ses merveilles.
    Ouvrons notre âme, ouvrons nos yeux et nos oreilles :
    Voyez la terre avec chaque printemps léger,
    Ses verts juillets en flamme ainsi que l’oranger,
    Ses automnes voilés de mousselines grises,
    Ses neiges de Noël tombant sur les églises,
    Et la paix de sa joie et le chant de ses pleurs.
    Dans la saveur des fruits et la grâce des fleurs,
    La vie aussi nous aime, elle a ses heures douces,
    Des baisers dans la brise et des lits dans les mousses.
    Jardin connu trop tard, sentier vite effacé
    Où s’égarait Virgile, où Jésus a passé.
    Tout nous aime et sourit, jusqu’aux veines des pierres ;
    La forme de nos cœurs tremble aux feuilles des lierres ;
    L’arbre, où le couteau grave un chiffre amer et blanc.
    Fait des lèvres d’amour de sa blessure au flanc ;
    L’aile de l’hirondelle annonce le nuage ;
    Et le chemin nous aime : avec nous il voyage ;
    La trace de nos pas sur le sable, elle aussi
    Nous suit ; elle nous aime, et l’air dit : « me voici ! »
    Rendons-leur cet amour, soyons plus doux aux choses
    Coupons moins le pain blanc et cueillons moins les roses
    Nous parlons du caillou comme s’il était sourd,
    Mais il vit ; quand il chante, une étincelle court
    Ne touchons rien, pas même à la plus vile argile,
    Sans l’amour que l’on a pour le cristal fragile.
    La nature très sage est dure au maladroit,
    Elle dit : le devoir est la borne du droit ;
    Elle sait le secret des choses que vous faites ;
    Elle bat notre orgueil en nous montrant les bêtes,
    Humiliant les bons qui savent leur bonté,
    Comme aussi les méchants qui voient leur cruauté.
    Grâce à la bonté, l’homme à sa place se range,
    Moins terre que la bête, il est moins ciel que l’ange
    Dont l’aile se devine à l’aile de l’air bleu.
    Partout où l’homme écrit « Nature », lisez « Dieu ».

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    • 7
  4. Invocation

    Ô mon Seigneur Jésus, enfance vénérable,
    Je vous aime et vous crains petit et misérable,
    Car vous êtes le fils de l’amour adorable.

    Ô mon Seigneur Jésus, adolescent fêté,
    Mon âme vous contemple avec humilité,
    Car vous êtes la Grâce en étant la Beauté.

    Ô mon Seigneur Jésus qu’un vêtement décore,
    Couleur de la mer calme et couleur de l’aurore,
    Que le rouge et le bleu vous fleurissent encore !

    Ô mon Seigneur Jésus, chaste et doux travailleur,
    Enseignez-moi la paix du travail le meilleur,
    Celui du charpentier ou celui du tailleur.


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    • 1
  5. Idylle

    Dieu sait bien que la femme est maîtresse de l’homme,
    Mais l’époux généreux, chez l’épouse économe,
    S’ils sont deux bons chrétiens en un cœur bien fondus,
    Libre, vit dans la paix, loin des jougs détendus.
    Simple, comme un enfant qui partage une orange,
    Il fait toujours deux parts de tout fruit mûr qu’il mange.
    Il choisit les meilleurs qui sont les fruits permis :
    C’est un sage content du monde où Dieu l’a mis.
    Pauvre, il a les trésors profonds de l’Évangile,
    Riche, il tient ses greniers grands ouverts sur la ville.
    Quand le soir vient, l’étoile à sa lampe sourit.
    Couple qui s’épousa sous les yeux de l’Esprit,
    Rébecca dont le cœur battit à grands coups d’aile,
    En voyant Isaac sortir au-devant d’elle,
    Isaac dont le cœur en fête remarqua
    L’anneau d’or fin qui luit au nez de Rébecca,
    Étaient moins saintement amoureux l’un de l’autre,
    Que ces époux, courbés au souffle de l’apôtre,
    Quand leur âme aspira, près du cierge éclairé,
    Le parfum frais qui sort du vieux texte sacré.
    Comme il est bon et droit, que Jésus est son maître,
    S’il parle, elle a des yeux ravis de se soumettre ;
    Qu’elle parle, il écoute, heureux de se plier
    Aux désirs purs d’un cœur que Jésus sut lier.
    Tous deux savent le prix des torts que l’on pardonne.
    Au milieu des enfants que le Seigneur leur donne,
    Ils laissent se mêler aux fils d’or éclatants
    Les fils sombres qui sont au dévidoir du temps.
    L’époux travaille ; il est ouvrier ou poète ;
    Il explique aux siens Dieu dont le ciel est la fête.
    Un enfant vous écoute avec tant d’appétit !
    C’est innocent, c’est bon, c’est grave, c’est petit!
    Elle, quand elle file, un bras hors de la manche,
    Elle a l’air de filer son âme en laine blanche,
    Et son cœur doux s’écoule aux ondes de son lait,
    Flot parfumé, pareil au flot pur qui coulait
    Du sein sacré sur qui Dieu, tout petit, ne bouge
    Que sa lèvre d’enfant, humble fleurette rouge.
    Dans la neige du linge et les tulles au vent,
    Voilà la mère, avec son sourire vivant
    Dont la chambre s’échauffe et dont l’ombre s’éclaire.
    Femme aux seins mûrs, miracle, ô reine populaire!
    Majesté des grands cils abaissés sur l’enfant !
    Il s’abandonne, il dort. Un baiser le défend.
    Le père le contemple, un rire sur la bouche.
    Il est tel que, devant une rose farouche,
    Un bon peintre amoureux de la gloire des fleurs.
    Tous vivent dans le calme et les claires couleurs.
    Ô chaleur maternelle ! ô prière qui vole !
    Ô bouches ébauchant la première parole !
    Chère tribu, petit peuple qui grandissez,
    Mère qui d’une main délicate emplissez
    De feuilles et de fruits les faïences fleuries,
    Père au sourire plein de chaudes causeries,
    Servante qui tournez au bruit clair des sabots :
    Si vous êtes sereins, même avec des tombeaux,
    Si vous gardez entier l’amour de la famille,
    Dont la laine encor moins que l’honneur vous habille,
    Si vous restez amis, quoi ! n’est-ce pas un peu
    Parce qu’à tous vos soins vous savez mêler Dieu,
    Qu’il vous tient sous son aile et qu’il vous a plu d’être
    Unis par Jésus-Christ et bénis par son prêtre !

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    • 2
  6. Humilité

    I

    L’esprit des sages te contemple,
    Mystérieuse Humilité,
    Porte étroite et basse du temple
    Auguste de la vérité !
    Vertu que Dieu place à la tête
    Des vertus que l’ange au ciel fête ;
    Car elle est la perle parfaite
    Dans l’abîme du siècle amer ;
    Car elle rit sous l’eau profonde,
    Loin du plongeur et de la sonde.
    Préférant aux écrins du monde
    Le cœur farouche de la mer.
    C’est vers l’humanité fidèle
    Que mes oiseaux s’envoleront ;
    Vers les fils, vers les filles d’elle,
    Pour sourire autour de leur front ;
    Vers Jeanne d’Arc et Geneviève
    Dont l’étoile au ciel noir se lève,
    Dont le paisible troupeau rêve,
    Oublieux du loup, qui s’enfuit ;
    Douces porteuses de bannière,
    Qui refoulaient, à leur manière,
    L’impur Suffolk vers sa tanière,
    L’aveugle Attila dans sa nuit.

    Sur la lyre à la corde amère
    Où le chant d’un dieu s’est voilé,
    Ils iront saluer Homère
    Sous son haillon tout étoile.
    Celui pour qui jadis les Iles
    Et la Grèce étaient sans asiles,
    Habite aujourd’hui dans nos villes
    La colonne et le piédestal ;
    Une fontaine à leur flanc jase,
    Où l’enfant puise avec son vase,
    Et la rêverie en extase,
    Avec son urne de cristal.
    Loin des palais sous les beaux arbres
    Où les paons, compagnons des dieux,
    Traînent dans la blancheur des marbres
    Leurs manteaux d’azur, couverts d’yeux ;
    Où, des bassins que son chant noie
    L’onde s’échevèle et poudroie :
    Laissant ce faste et cette joie,
    Mes strophes abattront leur vol,
    Pour entendre éclater, superbe,
    La voix la plus proche du Verbe,
    Dans la paix des grands bois pleins d’herbe
    Où se cache le rossignol.
    Lorsqu’au fond de la forêt brune
    Pas une feuille ne bruit,
    Et qu’en présence de la lune
    Le silence s’épanouit,
    Sous l’azur chaste qui s’allume,
    Dans l’ombre où l’encens des fleurs fume,
    Le rossignol qui se consume
    Dans l’extatique oubli du jour,
    Verse un immense épithalame
    De son petit gosier de flamme,
    Où s’embrasent l’accent et l’âme
    De la nature et de l’amour !

    II


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    • 1
  7. Hymne

    Amour qui voles dans les nues,
    Baisers blancs, fuyant sur l’azur,
    Et qui palpites dans les mues,
    Au nid sourd des forêts émues ;

    Qui cours aux fentes des vieux murs,
    Dans la mer qui de joie écume,
    Au flanc des navires, et sur
    Les grandes voiles de lin pur ;

    Amour sommeillant sur la plume
    Des aigles et des traversins,
    Que clame la sibylle à Cume,
    Amour qui chantes sur l’enclume ;

    Amour qui rêves sur les seins
    De Lucrèce et de Messaline,
    Noir dans les yeux des assassins,
    Rouge aux lèvres des spadassins ;


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    • 1
  8. Dieu

    Dieu, c'est la beauté, Dieu, beauté même, a parlé
    Dans le buisson de flamme à son peuple assemblé,
    Aux lèvres de Moïse, aux lèvres des prophètes,
    Et ses discours profonds sont clairs comme des fêtes.
    Son livre est un chœur vaste où David a chanté,
    Et c'est un fleuve, il coule avec l'immensité
    De ses vagues, noyant dans leur écume ardente
    Ton navire, ô Milton, et ta galère, ô Dante !
    Et Jésus a parlé, rouge et bleu sous le ciel,
    Et des mots qu'il a dits la terre a fait son miel.
    Les lys ont confondu sa robe avec l'aurore,
    Sa voix, sur la montagne, elle résonne encore.
    Paroles de Jésus, source sous les palmiers
    Où s'abattent les cœurs ainsi que des ramiers,
    Où les âmes vont boire ainsi que des chamelles !
    Nourrice, tu suspends le monde à tes mamelles !
    Car Il est aussi beau qu'Il est vrai ; sa beauté
    Est mère de la fleur, de l'aube et de l'été.
    Le Beau n'est qu'un mot creux, l'idéal qu'un mot vide,
    Mais la beauté, c'est Dieu dont notre âme est avide ;
    La beauté, mais, poète, elle est au cœur de Dieu
    Le lotus de lumière et la rose de feu ;
    De plus haut que les Tyrs et les Sions sublimes,
    Elle descend sur l'ange, elle est vouée aux cimes,
    Soleil des paradis, étoile des matins,
    Et nos regards sont faits de ses rayons éteints.
    – Beauté, face de Dieu, gouffre des purs délices
    Formidable aux élus, devant vous les milices
    Célestes dont les seins sont cuirassés d'ardeur,
    Guerriers gantés de grâce et chaussés de candeur,
    Dont les ailes de feu battent le dos par douze,
    Capitaines d'amour dont l'aurore est jalouse
    Et dont l'épée au poing n'est qu'un rayon vermeil,
    Tremblent comme la brume au lever du soleil !
    – Alléluia vers vous, beauté du Père, et gloire !
    Gloire à vous sur la terre et sur les luths d'ivoire
    Des riants chérubins, votre escabeau vivant !
    Gloire à vous sur la lyre et les harpes au vent
    Des séraphins chantant dans les apothéoses !
    Doigts des anges, courez sur les violons roses !
    Formez-vous, doux nuage, autour des encensoirs !
    Brûlez, soleils levants ! fumez, parfums des soirs !
    Montez vers la colombe, ô blanches innocences,
    Montez ! Et vous, Vertus, Principautés, Puissances,
    Menez, parmi les lys, le cortège des dieux,
    Sur les pas de Jésus miséricordieux !

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    • 1
  9. Couples prédestinés

    Peut-être un jour l’époux selon l’amour, l’épouse
    Selon l’amour, selon l’ordre d’Emmanuel,
    Sans que lui soit jaloux, sans qu’elle soit jalouse,

    Leurs doigts libres pliés au travail manuel,
    Fervents comme le jour où leurs cœurs s’épousèrent,
    Nourriront dans leur âme un feu venu du ciel ;

    Le feu du dieu charmant que les bourreaux brisèrent,
    Le feu délicieux du véritable amour,
    Dont les âmes des Saints lucides s’embrasèrent ;

    Tourterelle et ramier, au sommet de leur tour
    Mystique, ils placeront leur nid sur lequel règne
    La chasteté, couleur de l’aurore et du jour,


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    • 3
  10. Dans les temps que je vois

    Alors, si l’homme est juste et si le monde est sage,
    Offrant tout à Jésus, sa joie et ses douleurs,
    Ceux-là, dont le poète apporte un doux message,
    Viendront comme un bel arbre épanouit ses fleurs.

    Alors, si l’Homme est sage et si la Vierge est forte,
    Tous les enfants divins du royaume charmant
    Dont l’esprit du poète entrebâille la porte,
    Tous les prédestinés dès le commencement,

    Ceux que le monde attend dans l’ombre et dans le rêve,
    Ceux qu’implorent les jours, ceux que nomment les nuits,
    Eloignés par Adam et refusés par Eve,
    Viendront, comme sur l’arbre on détache les fruits.

    Qu’ils sont beaux, les enfants que le Seigneur envoie !
    Leur face est éclatante et leur esprit vainqueur ;
    Conçus dans la justice, enfantés dans la joie,
    Comme ils comblent nos yeux, ils comblent notre coeur !


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    • 0
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