1. Propos des rues

    Quand sur le boulevard je vais flâner un brin,
    Combien de fois j'entends, sans mourir de chagrin,
    Deux messieurs décorés, qui semblent fort capables,
    Causer, en se faisant des sourires aimables.

    PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
    Comment, c'est vous ?

    DEUXIÈME MONSIEUR DÉCORÉ
    Par quel hasard ?

    PREMIER MONSIEUR DÉCORÉ
    Et la santé ?


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    (il reste 35 strophes à lire)
    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 4
  2. Nuit de neige

    La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
    Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
    Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
    Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

    Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
    L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
    Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

    La lune est large et pâle et semble se hâter.
    On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
    De son morne regard elle parcourt la terre,
    Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

    Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
    Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
    Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
    Aux étranges reflets de la clarté blafarde.


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    (il reste 3 strophes à lire)
    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 7
  3. La Dernière escapade

    I

    Un grand château bien vieux aux murs très élevés.
    Les marches du perron tremblent, et l'herbe pousse,
    S'élançant longue et droite aux fentes des pavés
    Que le temps a verdis d'une lèpre de mousse.
    Sur les côtés deux tours. L'une, en chapeau pointu,
    S'amincit dans les airs. L'autre est décapitée.
    Sa tête fut, un soir, par le vent emportée ;
    Mais un lierre, grimpé jusqu'au faîte abattu,
    S'ébouriffe au-dessus comme une chevelure,
    Tandis que, s'infiltrant dans le flanc de la tour,
    L'eau du ciel, acharnée et creusant chaque jour,
    L'entr'ouvrit jusqu'en bas d'une immense fêlure.
    Un arbre, poussé là, grandit au creux des murs,
    Laissant voir vaguement de vieux salons obscurs,
    Chaque fenêtre est morne ainsi qu'un regard vide.
    Tout ce lourd bâtiment caduc, noirci, fané,
    Que la lézarde marque au front comme une ride,
    Dont s'émiette le pied, de salpêtre miné,
    Dont le toit montre au ciel ses tuiles ravagées,
    À l'aspect désolé des choses négligées.

    Tout autour un grand parc sombre et profond s'étend ;
    Il dort sous le soleil qui monte et l'on entend,
    Par moments, y passer des rumeurs de feuillages,
    Comme les bruits calmés des vagues sur les plages,
    Quand la mer resplendit au loin sous le ciel bleu.
    Les arbres ont poussé des branches si mêlées
    Que le soleil, jetant son averse de feu,
    Ne pénètre jamais la noirceur des allées.
    Les arbustes sont morts sous ces géants touffus,
    Et la voûte a grandi comme une cathédrale ;
    Il y flotte une odeur antique et sépulcrale,
    L'humidité des lieux où l'homme ne va plus.

    Mais sur les hauts degrés du perron qui dominent
    Les longs gazons qu'au loin de grands arbres terminent,
    Des valets ont paru, soutenant par les bras
    Deux vieillards très courbés qui vont à petits pas.
    Ils traînent lentement sur les marches verdies
    Les hésitations de leurs jambes roidies,
    Et tâtent le chemin du bout de leur bâton.
    Très vieux, – l'homme et la femme, – et branlant du menton,
    Ils ont le front si lourd et la peau si fanée
    Qu'on ne devine pas quel pouvoir enfonça
    Aux moelles de leurs os cette vie obstinée.
    Affaissés dans leurs grands fauteuils on les laissa,
    Pliés en deux, tremblant des mains et de la tête.
    Ils ont baissé leurs yeux que la vieillesse hébète,
    Et regardent tout près, par terre, fixement.
    Ils n'ont plus de pensée. Un long tremblotement
    Semble seul habiter cette décrépitude,
    Et s'ils ne sont pas morts, c'est par longue habitude
    De vivre à deux, tout près l'un de l'autre toujours,
    Car ils n'ont plus parlé depuis beaucoup de jours.


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    (il reste 20 strophes à lire)
    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 4
  4. Fin d’amour

    Le gai soleil chauffait les plaines réveillées.
    Des caresses flottaient sous les calmes feuillées.
    Offrant à tout désir son calice embaumé,
    Où scintillait encor la goutte de rosée,
    Chaque fleur, par de beaux insectes courtisée,
    Laissait boire le suc en sa gorge enfermé.
    De larges papillons se reposant sur elles
    Les épuisaient avec un battement des ailes,
    Et l'on se demandait lequel était vivant,
    Car la bête avait l'air d'une fleur animée.
    Des appels de tendresse éclataient dans le vent.
    Tout, sous la tiède aurore, avait sa bien-aimée !
    Et dans la brune rose où se lèvent les jours
    On entendait chanter des couples d'alouettes,
    Des étalons hennir leurs fringantes amours,
    Tandis qu'offrant leurs cœurs avec des pirouettes
    Des petits lapins gris sautaient au coin d'un bois.
    Une joie amoureuse, épandue et puissante,
    Semant par l'horizon sa fièvre grandissante,
    Pour troubler tous les cœurs prenait toutes les voix,
    Et sous l'abri de la ramure hospitalière
    Des arbres, habités par des peuples menus,
    Par ces êtres pareils à des grains de poussière,
    Des foules d'animaux de nos yeux inconnus,
    Pour qui les fins bourgeons sont d'immenses royaumes,
    Mêlaient au jour levant leurs tendresses d'atomes.

    Deux jeunes gens suivaient un tranquille chemin
    Noyé dans les moissons qui couvraient la campagne.
    Ils ne s'étreignaient point du bras ou de la main ;
    L'homme ne levait pas les yeux sur sa compagne.

    Elle dit, s'asseyant au revers d'un talus :
    « Allez, j'avais bien vu que vous ne m'aimiez plus. »
    Il fit un geste pour répondre : « Est-ce ma faute ? »
    Puis il s'assit près d'elle. Ils songeaient, côte à côte.
    Elle reprit : « Un an ! rien qu'un an ! et voilà
    Comment tout cet amour éternel s'envola !
    Mon âme vibre encor de tes douces paroles !
    J'ai le cœur tout brûlant de tes caresses folles !
    Qui donc t'a pu changer du jour au lendemain ?
    Tu m'embrassais hier, mon Amour ; et ta main,
    Aujourd'hui, semble fuir sitôt qu'elle me touche.
    Pourquoi donc n'as-tu plus de baisers sur la bouche ?
    Pourquoi ? réponds ! » – Il dit : « – Est-ce que je le sais ? »
    Elle mit son regard dans le sien pour y lire :
    « Tu ne te souviens plus comme tu m'embrassais,
    Et comme chaque étreinte était un long délire ? »
    Il se leva, roulant entre ses doigts distraits
    La mince cigarette, et, d'une voix lassée :
    « Non, c'est fini, dit-il, à quoi bon les regrets ?
    On ne rappelle pas une chose passée,
    Et nous n'y pouvons rien, mon amie ! »
    À pas lents
    Ils partirent, le front penché, les bras ballants.
    Elle avait des sanglots qui lui gonflaient la gorge,
    Et des larmes venaient luire au bord de ses yeux.
    Ils firent s'envoler au milieu d'un champ d'orge
    Deux pigeons qui, s'aimant, fuirent d'un vol joyeux.
    Autour d'eux, sous leurs pieds, dans l'azur sur leur tête,
    L'Amour était partout comme une grande fête.
    Longtemps le couple ailé dans le ciel bleu tourna.
    Un gars qui s'en allait au travail entonna
    Une chanson qui fit accourir, rouge et tendre,
    La servante de ferme embusquée à l'attendre.

    Ils marchaient sans parler. Il semblait irrité
    Et la guettait parfois d'un regard de côté ;
    Ils gagnèrent un bois. Sur l'herbe d'une sente,
    À travers la verdure encor claire et récente,
    Des flaques de soleil tombaient devant leurs pas ;
    Ils avançaient dessus et ne les voyaient pas.
    Mais elle s'affaissa, haletante et sans force,
    Au pied d'un arbre dont elle étreignit l'écorce,
    Ne pouvant retenir ses sanglots et ses cris.


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    (il reste 2 strophes à lire)
    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 1
  5. L’Aïeul

    L'aïeul mourait froid et rigide.
    Il avait quatre-vingt-dix ans.
    La blancheur de son front livide
    Semblait blanche sur ses draps blancs.
    Il entr'ouvrit son grand œil pâle,
    Et puis il parla d'une voix
    Lointaine et vague comme un râle,
    Ou comme un souffle au fond des bois.

    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve ?
    Aux clairs matins de grand soleil
    L'arbre fermentait sous la sève,
    Mon cœur battait d'un sang vermeil.
    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve ?
    Comme la vie est douce et brève !
    Je me souviens, je me souviens
    Des jours passés, des jours anciens !
    J'étais jeune ! je me souviens !

    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve ?
    L'onde sent un frisson courir
    À toute brise qui s'élève ;
    Mon sein tremblait à tout désir.
    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve,
    Ce souffle ardent qui nous soulève ?
    Je me souviens, je me souviens !
    Force et jeunesse ! ô joyeux biens !
    L'amour ! l'amour ! je me souviens !

    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve ?
    Ma poitrine est pleine du bruit
    Que font les vagues sur la grève,
    Ma pensée hésite et me fuit.
    Est-ce un souvenir, est-ce un rêve
    Que je commence ou que j'achève ?
    Je me souviens, je me souviens !
    On va m'étendre près des miens ;
    La mort ! la mort ! je me souviens !

    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 0
  6. Au bord de l’eau

    I

    Un lourd soleil tombait d'aplomb sur le lavoir ;
    Les canards engourdis s'endormaient dans la vase,
    Et l'air brûlait si fort qu'on s'attendait à voir
    Les arbres s'enflammer du sommet à la base.
    J'étais couché sur l'herbe auprès du vieux bateau
    Où des femmes lavaient leur linge. Des eaux grasses,
    Des bulles de savon qui se crevaient bientôt
    S'en allaient au courant, laissant de longues traces.
    Et je m'assoupissais lorsque je vis venir,
    Sous la grande lumière et la chaleur torride,
    Une fille marchant d'un pas ferme et rapide,
    Avec ses bras levés en l'air, pour maintenir
    Un fort paquet de linge au-dessus de sa tête.
    La hanche large avec la taille mince, faite
    Ainsi qu'une Vénus de marbre, elle avançait
    Très droite, et sur ses reins, un peu, se balançait.
    Je la suivis, prenant l'étroite passerelle
    Jusqu'au seuil du lavoir, où j'entrai derrière elle.

    Elle choisit sa place, et dans un baquet d'eau,
    D'un geste souple et fort abattit son fardeau.
    Elle avait tout au plus la toilette permise ;
    Elle lavait son linge ; et chaque mouvement
    Des bras et de la hanche accusait nettement,
    Sous le jupon collant et la mince chemise,
    Les rondeurs de la croupe et les rondeurs des seins.
    Elle travaillait dur ; puis, quand elle était lasse,
    Elle élevait les bras, et, superbe de grâce,
    Tendait son corps flexible en renversant ses reins.
    Mais le puissant soleil faisait craquer les planches ;
    Le bateau s'entr'ouvrait comme pour respirer.
    Les femmes haletaient ; on voyait sous leurs manches
    La moiteur de leurs bras par place transpirer
    Une rougeur montait à sa gorge sanguine.
    Elle fixa sur moi son regard effronté,
    Dégrafa sa chemise, et sa ronde poitrine
    Surgit, double et luisante, en pleine liberté,
    Écartée aux sommets et d'une ampleur solide.
    Elle battait alors son linge, et chaque coup
    Agitait par moment d'un soubresaut rapide
    Les roses fleurs de chair qui se dressent au bout.

    Un air chaud me frappait, comme un souffle de forge,
    À chacun des soupirs qui soulevaient sa gorge.
    Les coups de son battoir me tombaient sur le cœur !
    Elle me regardait d'un air un peu moqueur ;
    J'approchai, l'œil tendu sur sa poitrine humide
    De gouttes d'eau, si blanche et tentante au baiser.
    Elle eut pitié de moi, me voyant très timide,
    M'aborda la première et se mit à causer.
    Comme des sons perdus m'arrivaient ses paroles.
    Je ne l'entendais pas, tant je la regardais.
    Par sa robe entr'ouverte, au loin, je me perdais,
    Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles ;
    Puis, comme elle partait, elle me dit tout bas
    De me trouver le soir au bout de la prairie.


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    (il reste 21 strophes à lire)
    Guy de MaupassantRecueil : Des vers
    • 1
  7. La fidèle

    Si j’étais la plus belle
    Comme la plus fidèle,
    Je le serais pour toi !
    Si j’étais souveraine,
    Le roi de cette reine,
    Tu le serais par moi !

    S’il te prenait l’envie
    De demander ma vie
    Pour te faire un beau jour,
    Cette vie ignorée,
    À l’amour consacrée,
    Tu l’aurais, mon amour !

    Et si tu disais : » Donne
    Beauté, vie et couronne,
    Pour orner celle-là,
    Cette seule que j’aime »
    À cet autre toi-même,
    Je dirais : » Les voilà. »

    Car s’il est doux de vivre
    Pour s’attendre ou se suivre
    Dans le même désir,
    Pour une âme enflammée,
    Vainement consumée,
    Il est mieux de mourir.

    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Romances
    • 2
  8. Une ruelle de Flandre

    À Madame Desloges, née Leurs

    Dans l’enclos d’un jardin gardé par l’innocence
    J’ai vu naître vos fleurs avant votre naissance,
    Beau jardin, si rempli d’oeillets et de lilas
    Que de le regarder on n’était jamais las.

    En me haussant au mur dans les bras de mon frère
    Que de fois j’ai passé mes bras par la barrière
    Pour atteindre un rameau de ces calmes séjours
    Qui souple s’avançait et s’enfuyait toujours !
    Que de fois, suspendus aux frêles palissades,
    Nous avons savouré leurs molles embrassades,
    Quand nous allions chercher pour le repos du soir
    Notre lait à la cense, et longtemps nous asseoir
    Sous ces rideaux mouvants qui bordaient la ruelle !
    Hélas ! qu’aux plaisirs purs la mémoire est fidèle !
    Errant dans les parfums de tous ces arbres verts,
    Plongeant nos fronts hardis sous leurs flancs entr’ouverts,
    Nous faisions les doux yeux aux roses embaumées
    Qui nous le rendaient bien, contentes d’être aimées !
    Nos longs chuchotements entendus sans nous voir,
    Nos rires étouffés pleins d’audace et d’espoir
    Attirèrent un jour le père de famille
    Dont l’aspect, tout d’un coup, surmonta la charmille,
    Tandis qu’un tronc noueux me barrant le chemin
    M’arrêta par la manche et fit saigner ma main.

    Votre père eut pitié C’était bien votre père !
    On l’eût pris pour un roi dans la saison prospère
    Et nous ne partions pas à sa voix sans courroux :
    Il nous chassait en vain, l’accent était si doux !
    En écoutant souffler nos rapides haleines,
    En voyant nos yeux clairs comme l’eau des fontaines,
    Il nous jeta des fleurs pour hâter notre essor ;
    Et nous d’oser crier : » Nous reviendrons encor ! »


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    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Poésies inédites
    • 2
  9. Tristesse

    Au docteur Veyne.

    Si je pouvais trouver un éternel sourire,
    Voile innocent d’un coeur qui s’ouvre et se déchire,
    Je l’étendrais toujours sur mes pleurs mal cachés
    Et qui tombent souvent par leur poids épanchés.

    Renfermée à jamais dans mon âme abattue,
    Je dirais : » Ce n’est rien » à tout ce qui me tue ;
    Et mon front orageux, sans nuage et sans pli,
    Du calme enfant qui dort peindrait l’heureux oubli.

    Dieu n’a pas fait pour nous ce mensonge adorable,
    Le sourire défaille à la plaie incurable :
    Cette grâce mêlée à la coupe de fiel,
    Dieu mourant l’épuisa pour l’emporter au ciel.


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    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Poésies inédites
    • 0
  10. Simple histoire

    Tu m’as connue au temps des roses,
    Quand les colombes sont écloses ;
    Tes yeux alors pleins de soleil
    Ont brillé sur mon teint vermeil.
    Souriant à ma destinée,
    Par ta douce force entraînée,
    Je ne t’aimai pas à demi,
    Mon jeune ami, mon seul ami !

    À l’étonnement de nos âmes
    Tout jetait des fleurs et des flammes ;
    Une feuille, un bruit de roseaux
    Nous semblaient des hymnes d’oiseaux.
    Quand ce beau temps sur notre tête
    Sonnait à chaque heure une fête,
    Nous n’étions mortels qu’à demi,
    Mon jeune ami, mon seul ami !

    Puis, tu t’en allas vers ta mère,
    Et la vie eut une ombre amère ;
    Autour de mon sort languissant
    L’été même allait pâlissant.
    Les roses me paraient encore ;
    Mais déjà, pleurant l’autre aurore,
    Je n’aimai plus rien qu’à demi,
    Sans mon ami, mon seul ami !

    Un jour, l’invincible espérance
    Poussa ton vaisseau vers la France :
    Tu me ranimas sur ton coeur
    Jeune, on ne meurt pas de bonheur !
    Mais la guerre appelait tes armes
    Sous tant de baisers et de larmes
    Je ne t’ai revu qu’à demi,
    Mon jeune ami, mon seul ami !


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    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Poésies inédites
    • 0
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