1. Les deux amitiés

    Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
    L’une ressemble à l’imprudence ;
    Faite pour l’âge heureux dont elle a l’ignorance,
    C’est une enfant qui rit toujours.
    Bruyante, naïve, légère,
    Elle éclate en transports joyeux.
    Aux préjugés du monde indocile, étrangère,
    Elle confond les rangs et folâtre avec eux.
    L’instinct du coeur est sa science,
    Et son guide est la confiance.
    L’enfance ne sait point haïr ;
    Elle ignore qu’on peut trahir.
    Si l’ennui dans ses yeux (on l’éprouve à tout âge)
    Fait rouler quelques pleurs,
    L’Amitié les arrête, et couvre ce nuage
    D’un nuage de fleurs.
    On la voit s’élancer près de l’enfant qu’elle aime,
    Caresser la douleur sans la comprendre encor,
    Lui jeter des bouquets moins riants qu’elle-même,
    L’obliger à la fuite et reprendre l’essor.
    C’est elle, ô ma première amie !
    Dont la chaîne s’étend pour nous unir toujours.
    Elle embellit par toi l’aurore de ma vie,
    Elle en doit embellir encor les derniers jours.
    Oh ! que son empire est aimable !
    Qu’il répand un charme ineffable
    Sur la jeunesse et l’avenir,
    Ce doux reflet du souvenir !
    Ce rêve pur de notre enfance
    En a prolongé l’innocence ;
    L’Amour, le temps, l’absence, le malheur,
    Semblent le respecter dans le fond de mon coeur.
    Il traverse avec nous la saison des orages,
    Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
    C’est, ma chère, un jour sans nuages
    Qui prépare une douce nuit.

    L’autre Amitié, plus grave, plus austère,
    Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ;
    Elle observe en silence et craint de s’avancer ;
    Elle écarte les fleurs, de peur de s’y blesser.
    Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
    Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
    Son abord est craintif, son regard est timide ;
    Elle attend, et ne prévient pas.

    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Elégies
    • 8
  2. La fleur d’eau

    Fleur naine et bleue, et triste, où se cache un emblème,
    Où l’absence a souvent respiré le mot : J’aime !
    Où l’aile d’une fée a laissé ses couleurs,
    Toi, qu’on devrait nommer le colibri des fleurs,
    Traduis-moi : porte au loin ce que je n’ose écrire ;
    Console un malheureux comme eût fait mon sourire :
    Enlevée au ruisseau qui délasse mes pas,
    Dis à mon cher absent qu’on ne l’oubliera pas !

    Dis qu’à son coeur fermé je vois ce qui se passe ;
    Dis qu’entre nos douleurs je ne sens pour espace
    Que ton voile charmant d’amitié, que toujours
    Je puise dans ma foi les voeux que tu lui portes,
    Que je les lui dédie avec tes feuilles mortes,
    Frêles et seuls parfums répandus sur mes jours ;
    Dis qu’à veiller pour lui mon âme se consume,
    Qu’elle a froid, qu’elle attend qu’un regard la rallume !

    Dis que je veux ainsi me pencher sous mes pleurs,
    Ne trouver nulle joie au monde, au jour, aux fleurs ;
    Que la source d’amour est scellée en mon âme,
    Que je sais bien quelle âme y répondrait encor,
    Dont je serais la vie, et qui serait ma flamme ;
    Il le sait bien aussi : mais cette âme, elle dort ;
    Elle dort dans l’absence où s’effeuille ma vie,
    Où tu me dis pourtant que j’en serai suivie,
    Et ranimée un jour. Mais qu’il nous faut encor,
    Lui, brûler ; moi, languir pour contenter le sort.

    Va donc comme un oeil d’ange éveiller son courage ;
    Dis que je t’ai cueillie à la fin d’un orage ;
    Que je t’envoie à lui comme un baiser d’espoir
    Et que se joindre ainsi c’est presque se revoir !

    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Elégies
    • 1
  3. Je l’ai promis

    Tu me reprends ton amitié :
    Je n’ai donc plus rien dans le monde,
    Rien que ma tristesse profonde.
    N’en souffris-tu que la moitié,
    Toi, dans ta mobile amitié,
    Va ! Je plaindrai ta vie amère.
    Que Dieu pour l’amour de sa mère,
    Ou pour moi, te prenne en pitié !

    On ne commande pas l’amour :
    Il n’obéit pas, il se donne ;
    Voilà pourquoi je te pardonne :
    Mais tu m’as tant aimée un jour
    Que j’en demeurai tout amour.
    Pour une autre as-tu fait de même ?
    Aime donc longtemps, si l’on t’aime :
    C’est mortel quand ce n’est qu’un jour.

    Et ma part de bonheur promis,
    Comme aux plus humbles de la terre,
    Bonheur qu’avec un saint mystère
    Entre tes mains j’avais remis,
    Dans l’abandon d’un coeur soumis ;
    Si j’en résigne le partage,
    C’est pour t’en laisser davantage :
    Rien pour moi, rien ! Je l’ai promis.

    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Elégies
    • 2
  4. Dors !

    L’orage de tes jours a passé sur ma vie ;
    J’ai plié sous ton sort, j’ai pleuré de tes pleurs ;
    Où ton âme a monté mon âme l’a suivie ;
    Pour aider tes chagrins, j’en ai fait mes douleurs.

    Mais, que peut l’amitié ? l’amour prend toute une âme !
    Je n’ai rien obtenu ; rien changé ; rien guéri :
    L’onde ne verdit plus ce qu’a séché la flamme,
    Et le coeur poignardé reste froid et meurtri.

    Moi, je ne suis pas morte : allons ! moi, j’aime encore ;
    J’écarte devant toi les ombres du chemin :
    Comme un pâle reflet descendu de l’aurore,
    Moi, j’éclaire tes yeux ; moi, j’échauffe ta main.

    Le malade assoupi ne sent pas de la brise
    L’haleine ravivante étancher ses sueurs ;
    Mais un songe a fléchi la fièvre qui le brise ;
    Dors ! ma vie est le songe où Dieu met ses lueurs.


    Lire le poème "Dors !" en entier
    (il reste 1 strophes à lire)
    Marceline Desbordes-ValmoreRecueil : Elégies
    • 0
  5. Dame sans trop d’ardeur

    Dame sans trop d’ardeur à la fois enflammant
    La rose qui cruelle ou déchirée, et lasse
    Même du blanc habit de pourpre, le délace
    Pour ouïr dans sa chair pleurer le diamant

    Oui, sans ces crises de rosée et gentiment
    Ni brise quoique, avec, le ciel orageux passe
    Jalouse d’apporter je ne sais quel espace
    Au simple jour le jour très vrai du sentiment

    Ne te semble-t-il pas, disons, que chaque année
    Dont sur ton front renaît la grâce spontanée
    Suffise selon quelque apparence et pour moi

    Comme un éventail frais dans la chambre s’étonne
    A raviver du peu qu’il faut ici d’émoi
    Toute notre native amitié monotone.

    Stéphane Mallarmé
    • 0
  6. Remémoration d’amis belges

    A des heures et sans que tel souffle l’émeuve
    Toute la vétusté presque couleur encens
    Comme furtive d’elle et visible je sens
    Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve

    Flotte ou semble par soi n’apporter une preuve
    Sinon d’épandre pour baume antique le temps
    Nous immémoriaux quelques-uns si contents
    Sur la soudaineté de notre amitié neuve

    Ô très chers rencontrés en le jamais banal
    Bruges multipliant l’aube au défunt canal
    Avec la promenade éparse de maint cygne

    Quand solennellement cette cité m’apprit
    Lesquels entre ses fils un autre vol désigne
    A prompte irradier ainsi qu’aile l’esprit.

    Stéphane MallarméRecueil : Poésies
    • 0
  7. La Prison

    « Oh ! ne vous jouez plus d’un vieillard et d’un prêtre !
    « Étranger dans ces lieux, comment les reconnaître ?
    « Depuis une heure au moins, cet importun bandeau
    « Presse mes yeux souffrants de son épais fardeau.
    « Soin stérile et cruel ! car de ces édifices
    « Ils n’ont jamais tenté les sombres artifices.
    « Soldats ! vous outragez le ministre et le Dieu,
    « Dieu même que mes mains apportent dans ce lieu. »
    Il parle ; mais en vain sa crainte les prononce :
    Ces mots et d’autres cris se taisent sans réponse.
    On l’entraîne toujours en des détours savants.
    Tantôt crie à ses pieds le bois des ponts mouvants,
    Tantôt sa voix s’éteint à de courts intervalles,
    Tantôt fait retentir l’écho des vastes salles,
    Dans l’escalier tournant on dirige ses pas ;
    Il monte à la prison que lui seul ne voit pas,
    Et, les bras étendus, le vieux prêtre timide
    Tâte les murs épais du corridor humide.
    On s’arrête ; il entend le bruit des pas mourir,
    Sous de bruyantes clés des gonds de fer s’ouvrir.
    Il descend trois degrés sur la pierre glissante,
    Et, privé du secours de sa vue impuissante,
    La chaleur l’avertit qu’on éclaire ces lieux ;
    Enfin, de leur bandeau l’on délivre ses yeux.
    Dans un étroit cachot dont les torches funèbres
    Ont peine à dissiper les épaisses ténèbres,
    Un vieillard expirant attendait ses secours :
    Du moins ce fut ainsi qu’en un brusque discours
    Ses sombres conducteurs le lui firent entendre.
    Un instant, en silence, on le pria d’attendre.
    « Mon prince, dit quelqu’un, le saint homme est venu,
    « — Eh ! que m’importe, à moi ? » soupira l’inconnu.
    Cependant, vers le lit que deux lourdes tentures
    Voilent du luxe ancien de leurs pâles peintures,
    Le prêtre s’avança lentement, et, sans voir
    Le malade caché, se mit à son devoir.

    LE PRETRE.
    Écoutez-moi, mon fils.

    LE MOURANT.
    Hélas ! malgré ma haine,
    J’écoute votre voix, c’est une voix humaine :
    J’étais né pour l’entendre, et je ne sais pourquoi
    Ceux qui m’ont fait du mal ont tant d’attrait pour moi.
    Jamais je ne connus cette rare parole
    Qu’on appelle amitié, qui, dit-on, vous console ;
    Et les chants maternels qui charment vos berceaux
    N’ont jamais résonné sous mes tristes arceaux ;
    Et pourtant, lorsqu’un mot m’arriva moins sévère,
    Il ne fut pas perdu pour mon cœur solitaire.
    Mais, puisque vous m’aimez, ô vieillard inconnu,
    Pourquoi jusqu’à ce jour n’êtes-vous pas venu ?

    LE PRÊTRE.
    Ô, qui que vous soyez ! vous que tant de mystère,
    Avant le temps prescrit, sépara de la terre,
    Vous n’aurez plus de fers dans l’asile des morts :
    Si vous avez failli, rappelez les remords,
    Versez-les dans le sein du Dieu qui vous écoute ;
    Ma main du repentir vous montrera la route.
    Entrevoyez le Ciel par vos maux acheté :
    Je suis prêtre, et vous porte ici la liberté.
    De la confession j’accomplis l’œuvre sainte ;
    Le tribunal divin siège dans cette enceinte.
    Répondez, le pardon déjà vous est offert ;
    Dieu même


    Lire le poème "La Prison" en entier
    (il reste 15 strophes à lire)
    Alfred de VignyRecueil : Poèmes antiques et modernes
    • 0
  8. Éloa, ou la sœur des Anges – Chant I – Naissance

    C’est le serpent, dit-elle, je l’ai écouté,
    et il m’a trompée.
    Genèse.

    Il naquit sur la terre un Ange, dans le temps
    Où le Médiateur sauvait ses habitants.
    Avec sa suite obscure et comme lui bannie,
    Jésus avait quitté les murs de Béthanie ;
    À travers la campagne il fuyait d’un pas lent,
    Quelquefois s’arrêtait, priant et consolant,
    Assis au bord d’un champ le prenait pour symbole,
    Ou du Samaritain disait la parabole,
    La brebis égarée, ou le mauvais pasteur,
    Ou le sépulcre blanc pareil à l’imposteur ;
    Et, de là, poursuivant sa paisible conquête,
    De la Chananéenne écoutait la requête,
    À la fille sans guide enseignait ses chemins,
    Puis aux petits enfants il imposait les mains.
    L’aveugle-né voyait, sans pouvoir le comprendre,
    Le lépreux et le sourd se toucher et s’entendre,
    Et tous, lui consacrant des larmes pour adieu,
    Ils quittaient le désert où l’on exilait Dieu.
    Fils de l’homme et sujet aux maux de la naissance,
    Il les commençait tous par le plus grand, l’absence,
    Abandonnant sa ville et subissant l’Édit,
    Pour accomplir en tout ce qu’on avait prédit.

    Or, pendant ces temps-là, ses amis en Judée
    Voyaient venir leur fin qu’il avait retardée :
    Lazare, qu’il aimait et ne visitait plus,
    Vint à mourir, ses jours étant tous révolus.
    Mais l’amitié de Dieu n’est-elle pas la vie ?
    Il partit dans la nuit ; sa marche était suivie
    Par les deux jeunes sœurs du malade expiré,
    Chez qui dans ses périls il s’était retiré.
    C’étaient Marthe et Marie ; or Marie était celle
    Qui versa les parfums et fit blâmer son zèle.
    Tous s’affligeaient ; Jésus disait en vain : « Il dort. »
    Et lui-même, en voyant le linceul et le mort,
    Il pleura. — Larme sainte à l’amitié donnée,
    Oh ! vous ne fûtes point aux vents abandonnée !
    Des Séraphins penchés l’urne de diamant,
    Invisible aux mortels, vous reçut mollement,
    Et comme une merveille, au Ciel même étonnante,
    Aux pieds de l’Éternel vous porta rayonnante.
    De l’oeil toujours ouvert un regard complaisant
    Émut et fit briller l’ineffable présent ;
    Et l’Esprit-Saint sur elle épanchant sa puissance,
    Donna l’âme et la vie à la divine essence.
    Comme l’encens qui brûle aux rayons du soleil
    Se change en un feu pur, éclatant et vermeil,
    On vit alors du sein de l’urne éblouissante
    S’élever une forme et blanche et grandissante,
    Une voix s’entendit qui disait : « Éloa ! »
    Et l’Ange apparaissant répondit : « Me voilà. »

    Toute parée, aux yeux du Ciel qui la contemple,
    Elle marche vers Dieu comme une épouse au Temple ;
    Son beau front est serein et pur comme un beau lis,
    Et d’un voile d’azur il soulève les plis ;
    Ses cheveux, partagés comme des gerbes blondes,
    Dans les vapeurs de l’air perdent leurs molles ondes,
    Comme on voit la comète errante dans les cieux
    Fondre au sein de la nuit ses rayons gracieux ;
    Une rose aux lueurs de l’aube matinale
    N’a pas de son teint frais la rougeur virginale ;
    Et la lune, des bois éclairant l’épaisseur,
    D’un de ses doux regards n’atteint pas la douceur.
    Ses ailes sont d’argent ; sous une pâle robe,
    Son pied blanc tour à tour se montre et se dérobe,
    Et son sein agité, mais à peine aperçu,
    Soulève les contours du céleste tissu.
    C’est une femme aussi, c’est une Ange charmante ;
    Car ce peuple d’Esprits, cette famille aimante,
    Qui, pour nous, près de nous, prie et veille toujours,
    Unit sa pure essence en de saintes amours :
    L’Archange Raphaël, lorsqu’il vint sur la Terre,
    Sous le berceau d’Éden conta ce doux mystère.
    Mais nulle de ces sœurs que Dieu créa pour eux
    N’apporta plus de joie au ciel des Bienheureux.
    Les Chérubins brûlants qu’enveloppent six ailes,
    Les tendres Séraphins, dieux des amours fidèles,
    Les Trônes, les Vertus, les Princes, les Ardeurs,
    Les Dominations, les Gardiens, les Splendeurs,
    Et les Rêves pieux, et les saintes Louanges,
    Et tous les Anges purs, et tous les grands Archanges,
    Et tout ce que le Ciel renferme d’habitants,
    Tous, de leurs ailes d’or voilés en même temps,
    Abaissèrent leurs fronts jusqu’à ses pieds de neige,
    Et les Vierges ses sœurs, s’unissant en cortège,
    Comme autour de la Lune on voit les feux du soir,
    Se tenant par la main, coururent pour la voir.
    Des harpes d’or pendaient à leur chaste ceinture ;
    Et des fleurs qu’au Ciel seul fit germer la nature,
    Des fleurs qu’on ne voit pas dans l’Été des humains,
    Comme une large pluie abondaient sous leurs mains.


    Lire le poème "Éloa, ou la sœur des Anges – Chant I – Naissance" en entier
    (il reste 7 strophes à lire)
    Alfred de VignyRecueil : Poèmes antiques et modernes
    • 0
  9. Un bien vieil habit

    O mes amis, ma douleur est extrême,
    Je ne puis plus porter ce vieil habit !
    Lorsqu’on est noble, il est dur tout de même,
    En soi de voir un si grand déficit !
    J’en suis, hélas ! au dernier exemplaire,
    Un grand malheur sur nous tous à ‘ fondu !
    Notre tailleur ne peut plus nous en faire,
    Car le secret de l’étoffe est perdu !

    Voyez autour la crasse qui le borde !
    Dans les salons puis-je paraître ainsi !
    Mon habit est usé jusqu’à la corde !
    Un trou par là, deux accrocs par ici !
    Voyez de plus la fragile doublure
    Qui pour partir ne l’a pas attendu !
    Il va falloir faire triste figure,
    Car le secret de l’étoffe est perdu !

    De plus il est déchiré par derrière,
    Sur le devant, les manches de côté ;
    Son pan unique appelle en vain son frère,
    De son amour violemment écarté !
    J’entends son cri de douleur, de tristesse,
    Jusqu’à présent, je l’ai seul entendu !
    Mais je vois bien qu’il peut crier sans cesse,
    Car le secret de l’étoffe est perdu !

    Je vais, bien sûr, faire quelque brioche :
    Dans mes discours je vais être arrêté !
    Je n’aurai plus avec moi, dans ma poche,
    Car au travers on voit l’immensité !
    Ce calepin si fidèle et commode,
    Où je trouvais de l’esprit tout pondu !
    Pas de tailleur qui me le raccommode,
    Car le secret de l’étoffe est perdu !


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    (il reste 8 strophes à lire)
    Jules Vernes
    • 0
  10. L’orpheline au couvent

    J’étais seule sur terre, encor bien jeune, hélas !

    Faible fleur sans racine,
    Sans appui, sans parents que je ne connus pas.

    Je restais orpheline !

    La mort avait frappé, comme frappe un faucheur


    Lire le poème "L’orpheline au couvent" en entier
    (il reste 113 strophes à lire)
    Jules Vernes
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