Si vous avez grandi dans les années 70, 80 ou 90, cet article va réveiller votre nostalgie

Christophe Hilmoine | publié le | 7 min de lecture
Si vous avez grandi dans les années 70, 80 ou 90, cet article va réveiller votre nostalgie
illustration Photo de KoolShooters sur Pexels
Années 70, 80 ou 90 : chacun a sa décennie fétiche. Celle des vinyles et des idéaux, des synthétiseurs colorés ou des débuts d’Internet. Mais derrière les paillettes et les souvenirs d’enfance, la nostalgie ne raconte pas seulement une époque : elle révèle aussi ce que nous regrettons aujourd’hui.
+  Suivre Citation du Jour sur Google

La nostalgie n'a jamais été aussi présente

Je suis né en 1973. Autant vous dire que je ne suis pas jeune (mais je prétends tout de même ne pas être vieux...). Et j'ai toujours été nostalgique, surtout d'une période d'insouciance, ou ce qui y ressemble. Une enfance dorée, quand les parents géraient tout à ma place, quand mon seul problème était de me faire des amis au collège et de découvrir le classement du Top 50. Et une adolescence certes boutonneuse, mais bercée par les films de Spielberg, Tim Burton, et les hits de Madonna ou de Kim Wilde (j'en étais fou).

Et on m'a souvent reproché d'être trop tourné vers le passé. Mais depuis quelques années, je constate que la nostalgie est présente partout sur les réseaux. Je n'ai jamais autant vu de montages sur Youtube et sur Instagram des meilleurs films et séries des années 70 - 80 - 90. Ni autant de quiz destinés à ces générations de quinquagénaires.

Mais la nostalgie sélectionne, embellit, simplifie. Les crises s’effacent, les inquiétudes se floutent, les détails reviennent plus lumineux qu’ils ne l’étaient vraiment.

Et... est-ce un mal ? N'est-ce pas normal de ne garder que les meilleurs souvenirs ? Alors avec vous, je voulais m'interroger sur ces décennies : que signifie au fond notre nostalgie pour ces années là ?

Pourquoi tant de personnes idéalisent-elles les années 70, 80 ou 90 ? Était-ce réellement mieux ? Ou étions-nous simplement plus jeunes, plus insouciants, moins exposés à l’actualité en continu ?

Et bonus, je vous ai trouvé quelques vidéos youtube pour les nostalgiques que nous sommes :)

Les années 70 : la nostalgie de l’espoir collectif

Pour beaucoup, les années 70 symbolisent un monde en mouvement. La société change, les mœurs évoluent, les codes se bousculent. On parle d’émancipation, de liberté, d’expérimentation.

La musique accompagne cette transformation : des groupes comme Led Zeppelin incarnent la puissance et la liberté, tandis que ABBA apporte une énergie plus légère et dansante. Au cinéma, Saturday Night Fever devient le symbole d’une jeunesse qui cherche sa place.

La nostalgie des années 70 est souvent une nostalgie politique et sociale. On se souvient d’un temps où l’on croyait encore que la société pouvait se transformer en profondeur. Même si la réalité était plus complexe, l’impression d’élan collectif demeure.

Le film qui selon moi symbolise cette décennie : Hair. Une comédie musicale qui arrive à nous faire danser et chanter en parlant de sexe, de guerre et de mort. Fallait le faire.

Notre partenaire Sain et Naturel vient de publier un article sur le sujet : 10 compétences des enfants de 10 ans des années 70/80 presque disparues aujourd’hui.

Les années 80 : le divertissement comme antidote, la vie en couleur fluo

Les années 80, elles, sont associées à une explosion visuelle et sonore. Couleurs vives, clips musicaux, génériques inoubliables. L’optimisme semble s’exprimer par le divertissement. Et là, tout de suite, on pense à Cindy Lauper, n'est-ce pas ?

Des artistes comme Michael Jackson ou Madonna dominent la scène mondiale. Au cinéma, Retour vers le futur ou Les Goonies racontent des aventures accessibles, rythmées, drôles. Pas de prise de tête, du divertissement pur, mais pas idiot non plus. Et pas des films de 3h avec des scènes cachées (coucou Marvel).

Pour les enfants de cette décennie, la nostalgie est d’abord sensorielle : le bruit des cassettes qu’on rembobine, les après-midis devant la télévision, les premiers jeux vidéo. Les odeurs de la colle ou des chewings-gums... Les couleurs des Rubik's Cube. Pourtant, la période n’est pas exempte de tensions (guerre froide, crise économique, Sida). Mais le ton culturel reste globalement léger, presque protecteur.

On ne regrette pas seulement les années 80 : on regrette la façon dont elles faisaient rêver.

Pour moi, le film qui symbolise le mieux les années 80 est La Folle Journée de Ferris Bueller, de 1986. Et pourtant, je ne l'ai vu qu'il y a 6 ans. Mais quel pied.

Les années 90 : l’innocence avant le numérique, la dernière décennie de l'insouciance

Les années 90 sont plus difficiles à définir. Déjà parce que c'est pas trop ma génération ! Moins flamboyantes que les années 80, moins idéologiques que les années 70, elles marquent une transition, selon moi. Vers un truc moins bien : les écrans rois. Et la solitude.

Le succès de Nirvana annonce un ton plus introspectif, plus dur, violent. Mais en parallèle, la série Friends impose une ironie douce et un quotidien plus réaliste. Et l’arrivée de la PlayStation change durablement les habitudes culturelles pour les jeunes joueurs.

Mais la vraie rupture est ailleurs : Internet arrive, lentement. Le monde commence à se connecter. Les téléphones portables apparaissent. La mondialisation devient concrète. Et s'accélère.

C’est peut-être pour cela que la nostalgie des années 90 est particulière : elle représente le dernier moment où l’on vivait encore sans réseaux sociaux, sans notifications permanentes, sans flux d’information continu.

Un monde plus lent, moins exposé.

Le film que je retiens de cette décennie : The Big Lebowski, car il fut le dernier film culte sorti avant 2000.

Cet épisode de Bref est excellent pour ceux qui ont bien connu les 90 :


Et si ce n'était pas les décennies qui nous manquent… mais la jeunesse

Ce que nous idéalisons n’est pas seulement une décennie. C’est une période de notre vie. L’enfance, l’adolescence, les premières découvertes.

C'est normal de regretter ces moments là, car on n'en garde que le meilleur : les premiers amis, les premiers amours. Et on oublie que ce n'était pas plus rose que maintenant (il y avait aussi des dictatures et des guerres à ces moments là...)

Les années 70 promettaient le changement. Les années 80 vendaient le rêve. Les années 90 inauguraient le monde moderne.

Et chacune, à sa manière, nous manque.

Partagez cet article : sur facebook |  sur linkedin |  sur BlueSky
Christophe Hilmoine

Je suis un passionné de culture, de littérature, de cinéma, d'art, d'environnement, de jeux de société,... oui, tout ça. J'adore m'étaler des heures sur ces sujets. J'écris moi-même un peu, de la poésie, et je peins à mes heures perdues. Je suis consultant web et rédacteur indépendant depuis plus de 20 ans, et j'ai la chance d'être en partenariat avec Ouest France pour éditer ce site que j'espère joli, moderne... (lire la suite...)

linkedin | malt | Beweb, agence seo à Rennes
A la une
Vos citations préférées
Tops propositions
Catégories
Thèmes populaires
retour en haut