Pourquoi avancer est la clé de l'équilibre dans la vie, selon Einstein

Emilie Deffains | publié le | modifié le | 5 minutes de lecture
Pourquoi avancer est la clé de l'équilibre dans la vie, selon Einstein
illustration Velotric Ebike
On cherche souvent la stabilité en s'immobilisant. Pourtant, c'est exactement l'inverse qui fonctionne. Comme sur un vélo, c'est le mouvement lui-même qui nous maintient debout.
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Il y a quelque chose de paradoxal dans l'idée que l'équilibre ne se trouve pas dans l'immobilité. On imagine qu'en s'arrêtant, en soufflant, en attendant que la tempête passe, on sera plus stable. Mais la vie c'est plus compliquée que ça !

En physique comme en psychologie, rester figé est souvent plus risqué que d'avancer. Cette intuition, Einstein l'a résumée avec une image d'une simplicité déconcertante : celle d'une bicyclette.


Une métaphore qui roule depuis des décennies

Albert Einstein n'était pas psychologue, mais il avait le don de traduire des vérités complexes en images claires. Sa comparaison entre la vie et une bicyclette est aujourd'hui l'une des citations les plus reprises au monde, et ce n'est pas un hasard. Elle touche quelque chose d'universel : le besoin de mouvement pour rester debout.

Prenons l'exemple des personnes qui partent à la retraite sans aucun projet. Tant qu'elles travaillaient, leur vie avait un mouvement naturel : des objectifs, des collègues, un rythme.

Le jour où tout s'arrête d'un coup et qu'elles ne remplacent ce mouvement par rien, beaucoup basculent assez vite dans la perte de repères, voire la dépression.

À l'inverse, celles qui se relancent dans quelque chose, même modeste, du bénévolat, un nouvel apprentissage, un projet familial, retrouvent un équilibre. Ce n'est pas l'activité en elle-même qui les tient debout, c'est le fait d'avancer vers quelque chose.

C'est ça, l'image d'Einstein : ce n'est pas la vitesse qui compte, c'est le fait de ne jamais s'arrêter complètement.

Sur un vélo, c'est la physique qui commande. À l'arrêt complet, la chute est inévitable, alors qu'en pédalant, on crée une stabilité dynamique. La stabilité n'est pas un état fixe, c'est un équilibre en mouvement.

La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Albert Einstein

Ce que la psychologie de la persévérance dit de tout ça

Ce n'est pas qu'une belle image poétique. Les chercheurs en psychologie positive et en résilience confirment que les personnes qui traversent le mieux les épreuves sont celles qui maintiennent un sens de la progression, même minime. Avancer, ce n'est pas forcément aller vite ou loin. C'est refuser de se figer dans une situation qui fait souffrir, continuer à poser un pied devant l'autre, même quand on ne voit pas la destination.

Winston Churchill, qui a connu quelques turbulences dans sa vie (c'est un euphémisme), l'avait bien compris :

Le succès n'est pas final L'echec n'est pas fatal C'est le courage de continuer qui compte.
Winston Churchill

Ce qui frappe dans cette formule, c'est le mot "courage". Pas le talent, pas la chance, pas le génie. Le simple courage de continuer. Celui que tout le monde peut activer, à n'importe quel moment.


Avancer sans traîner le passé comme un boulet

Mais avancer ne sert pas à grand-chose si on pédale avec le regard rivé dans le rétroviseur. Lâcher le passé, sans l'effacer, pour ne plus le laisser alourdir chaque coup de pédale, c'est une condition essentielle à la progression. Jean Jaurès l'exprimait avec une conviction presque tranquille :

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.
Jean Jaurès
Un athlète qui vient de perdre une finale et qui rejoue sans cesse l'erreur dans sa tête, met son énergie aillleurs que dans l'action présente. Pour progresser, il ne faut pas oublier l'erreur mais se concentrer sur l'avenir.

C'est la même chose après une rupture, un échec professionnel, un deuil : ce n'est pas l'oubli qui fait avancer, c'est le fait de cesser de regarder en arrière à chaque pas. On garde le souvenir, mais on arrête de pédaler les yeux fixés dessus.

Cette "confiance inébranlable pour l'avenir" dont parle Jaurès n'est pas une forme de naïveté. C'est un choix actif : celui de regarder vers l'avant plutôt que de se laisser paralyser par ce qui a déjà eu lieu. Sur le vélo de la vie, c'est regarder la route, pas le trottoir qu'on vient de quitter.

La bicyclette d'Einstein, le courage de Churchill, la confiance de Jaurès : trois façons différentes de dire la même chose. La vie récompense ceux qui continuent à bouger, même quand ils trébuchent, même quand le chemin est en pente. Retrouvez sur notre site d'autres citations inspirantes sur la résilience, le courage et de motivation pour avancer chaque jour pour nourrir votre propre élan.

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Winston Churchill Albert Einstein Psychologie positive
Emilie Deffains

Curieuse et dynamique, après 20 années dans le secteur du commerce, une reconversion professionnelle et une formation, je participe aujourd'hui à l'animation de ce site. J'aime le sport et partager ces moments avec mes enfants dans leurs activités sportives. J'apprécie cuisiner et je suis plutôt pour le fait maison . Je lis occasionnellement et je découvre actuellement le plaisir de jouer aux jeux de sociétés! Pour moi, chaque changement est... (lire la suite...)

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