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Les citations proposées par les internautes - page 54

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  1. C'est lorsqu'on cesse de se regarder qu'on est vraiment soi-même.
  2. La ville, c'est la condition de la discrétion ; parce que dans les villages ou les petites villes, tout ce qui est caché est toujours su.
  3. Le vrai ciment du couple ne me semble ni l'amour, ni le sexe, ni l'intérêt ou l'avantage commun, mais la parole.
  4. Nous perdons collectivement cette immense jubilation à perdre notre temps, en rentabilisant la totalité de notre temps.
  5. Aujourd'hui, si l'on n'y prend pas garde, l'oisiveté pourrait être digérée par le travail.
  6. Une vie sans secret, sans mystère, sans part d'ombre, sans espace interstitiel entre soi et les autres comme entre soi et soi, c'est une vie vouée à la terreur absolue et sans limites qui détruit en nous, à terme, toute part d'humanité.
  7. Il vaut mieux croire à ce que l’on pense que de penser à ce que l’on ne croit pas.
  8. En politique comme ailleurs, beaucoup ont le cœur sur le bout de la langue.
  9. Quand on est jeune, le temps semble infini. Puis un matin, il s’écoule comme une onde fragile sous un soleil fatigué. Alors on réalise que les instants perdus ne reviendront jamais.
  10. Il y a deux types de menteurs : ceux qui savent qu’ils mentent, et ceux qui en font un métier.
  11. Qu'il est difficile de vendre du rêve à une femme qui ne dort plus.
  12. Quand tu ne sais pas où tu vas, tout égarement devient une destination ! Ajuste ! Et décide où tu veux vraiment aller. La vie se charge de repositionner ceux qui savent au préalable ce qu'ils désirent au plus profond d'eux. Et, elle les soutient en retour.
  13. La vie est ce que tu en fais. Fais-en un arc-en-ciel de joie et non un bouquet de malheur.
  14. Ne sois pas l'esclave de tes pensées mais sois le maître de ce que tu penses.
  15. L’émotion à fleur de peau fait qu'une larme, une fois écoulée, ne laisse qu’une trace.
  16. La suffisance indique toujours la sottise, tandis que la modestie annonce généralement le mérite.
  17. Les imbéciles se reconnaissent entre eux : ils veulent toujours avoir raison, même quand ils n’ont pas compris la question.
  18. La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
  19. On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
  20. Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - ? Lire la suite
  21. Tout au long du XVIIIe siècle, à l'intérieur et à l'extérieur de l'appareil judiciaire, dans la pratique pénale quotidienne comme dans la critique des institutions, on voit se former une nouvelle stratégie pour l'exercice du pouvoir de châtier. Et la ? Lire la suite
  22. Il faut constater que le pouvoir produit du savoir ; que pouvoir et savoir s'impliquent directement l'un l'autre ; qu'il n'y a pas de relations de pouvoir sans constitution corrélative d'un champ de savoir, ni de savoir qui ne suppose et ne constitue en même temps des relations de pouvoir.
  23. Sous le couvert d'un langage qu'on prend soin d'épurer de manière qu'il n'y soit plus nommé directement, le sexe est pris en charge, et comme traqué, par un discours qui prétend ne lui laisser ni obscurité ni répit.
  24. Une société se définit par ce qu'elle rejette.
  25. Je veux dire, plus précisément, ceci : je crois que la normalisation, les normalisations disciplinaires, viennent buter de plus en plus contre le système juridique de la souveraineté ; de plus en plus nettement apparaît l'incompatibilité des unes et de ? Lire la suite
  26. L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe. Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire.
  27. Dans un système de discipline, l'enfant est plus individualisé que l'adulte, le malade l'est avant l'homme sain, le fou et le délinquant plutôt que le normal et le non-délinquant. C'est vers les premiers en tout cas que sont tournés dans notre civilisation tous les mécanismes individualisants ; et lorsqu'on veut individualiser l'adulte sain, normal et légaliste, c'est toujours désormais en lui demandant ce qu'il y a encore en lui d'enfant, de quelle folie secrète il est habité, quel crime fondamental il a voulu commettre.
  28. Dans l'histoire de type romain, la mémoire avait essentiellement à assurer le non-oubli - c'est-à-dire le maintien de la loi et la majoration perpétuelle de l'éclat du pouvoir à mesure qu'il dure. Au contraire, la nouvelle histoire qui apparaît va avoir à déterrer quelque chose qui a été caché, et qui a été caché non seulement parce que négligé, mais aussi parce que soigneusement, délibérément, méchamment, travesti et masqué. Au fond, ce que la nouvelle histoire veut montrer, c'est que le pouvoir, les puissants, les rois, les lois, ont caché qu'ils étaient nés dans le hasard et dans l'injustice des batailles.
  29. L'histoire de la lutte des races fait apparaître que la lumière - ce fameux éblouissement du pouvoir - n'est pas quelque chose qui pétrifie, solidifie, immobilise le corps social tout entier, et par conséquent le maintient dans l'ordre, mais est, en fait, une lumière qui partage, qui éclaire d'un côté, mais laisse dans l'ombre, ou rejette dans la nuit, une autre partie du corps social.
  30. La nature de la folie est en même temps son utile sagesse...
  31. La prison : une caserne un peu stricte, une école sans indulgence, un sombre atelier, mais, à la limite, rien de qualitativement différent.
  32. C'est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire.
  33. Mais la vie de tout individu ne pourrait-elle pas être une oeuvre d'art ? Pourquoi une lampe ou une maison sont-ils des objets d'art et non pas notre vie ?
  34. La vérité n'est ni absolue, ni stable, ni univoque.
  35. Le supplice pénal ne recouvre pas n'importe quelle punition corporelle : c'est une production différenciée de souffrances, un rituel organisé pour le marquage des victimes et la manifestation du pouvoir qui punit ; et non point l'exaspération d'une justice qui, en oubliant ses principes, perdrait toute retenue. Dans les « excès » des supplices, toute une économie du pouvoir est investie.
  36. Ils essaient, ces rois injustes et partiels, de se faire valoir pour tous et au nom de tous ; ils veulent bien que l'on parle de leurs victoires, mais ils ne veulent pas que l'on sache que leurs victoires étaient la défaite des autres, c'était « notre défaite ». Donc, le rôle de l'histoire sera de montrer que les lois trompent, que les rois se masquent, que le pouvoir fait illusion et que les historiens mentent. Ce ne sera dons pas une histoire de la continuité, mais une histoire du déchiffrement, de la détection du secret, du retournement de la ruse, de la réappropriation d'un savoir détourné et enfoui. Ce sera le déchiffrement d'une vérité scellée.
  37. Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux. Il faut lire.
  38. Le grotesque administratif n'a pas simplement été l'espèce de perception visionnaire de l'administration qu'ont pu avoir Balzac, Dostoïevski, Courteline ou Kafka. Le grotesque administratif, c'est en effet une possibilité que s'est réellement donnée la bureaucratie. « Ubu rond de cuir » appartient au fonctionnement de l'administration moderne, comme il appartenait au fonctionnement du pouvoir impérial à Rome d'être entre les mains d'un histrion fou. Et ce que je dis de l'Empire romain, ce que je dis de la bureaucratie moderne, on pourrait dire de biens d'autres formes mécaniques de pouvoir. Le pouvoir se donnait cette image d'être issu de quelqu'un qui était théâtralement déguisé, dessiné comme un clown, comme un pitre.
  39. Bien sûr, ce n'est pas au même âge qu'on demande aux parents de s'occuper des enfants et de se dessaisir du corps des enfants. Mais on demande cependant un processus d'échange : « Gardez-nous vos enfants bien en vie et bien solides, corporellement bien sains, bien dociles et bien aptes, pour que nous puissions les faire passer dans une machine dont vous n'avez pas le contrôle, et qui sera le système d'éducation, d'instruction, de formation, de l'État. »
  40. C'est la guerre qui est le moteur des institutions et de l'ordre : la paix, dans le moindre de ses rouages, fait sourdement la guerre. Autrement dit, il faut déchiffrer la guerre sous la paix : la guerre, c'est le chiffre même de la paix. Nous sommes donc en guerre les uns contre les autres ; un front de bataille traverse la société tout entière, continûment et en permanence, et c'est ce front de bataille qui place chacun de nous dans un camp ou dans un autre. Il n'y a pas de sujet neutre. On est forcément l'adversaire de quelqu'un.
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