Pourquoi réfléchissez-vous autant ? Découvrez votre profil psychologique

Emilie Deffains | publié le | 9 min de lecture
Pourquoi réfléchissez-vous autant ? Découvrez votre profil psychologique
illustration cottonbro studio
On vous a peut-être déjà dit : "Arrête de te prendre la tête." Comme si c'était simple. Comme si vous aviez choisi de rester bloqué sur ce message pas encore envoyé, sur cette décision pas encore prise, sur cette phrase que vous auriez dû dire différemment. La vraie question c'est : "pourquoi je fais ça ?". La réponse est différente selon les personnes, faites le test.
+  Suivre Citation du Jour sur Google+  Ajoutez Citation du Jour à vos favoris

Trop réfléchir, chacun ses raisons

Il existe une grande différence entre :
- la personne qui relit dix fois son mail avant de l'envoyer,
- celle qui imagine tous les scénarios catastrophe avant un rendez-vous,
- celle qui ressasse un silence de son ami depuis trois jours,
- celle qui ne peut pas avancer sans avoir tout planifié dans les moindres détails.

Ces quatre personnes partagent le même symptôme : elles pensent trop, mais pas pour les mêmes raisons.

Les psychologues et chercheurs en cognition le confirment : les personnes qui réfléchissent trop ou touchées par la rumination mentale, sont influencées par leur peur. Peur de l'erreur, peur du danger, peur du rejet, peur de l'incertitude.

Quel penseur excessif êtes-vous ?

Comprendre pourquoi on réfléchit trop, c'est la première étape pour s'en libérer. En reconnaissant que ce mécanisme est une tentative maladroite de votre cerveau de vous protéger.

Un perfectionniste qui sait qu'il cherche l'irréprochable peut s'autoriser à rendre un travail "assez bien". Un anxieux anticipateur qui comprend sa vigilance permanente peut apprendre à distinguer le probable du possible. Un hypersensible relationnel peut cesser de lire des intentions là où il n'y a que du silence.

Le test ci-dessous vous pose 8 situations du quotidien. Pas de bonnes ou mauvaises réponses, seulement des réflexes révélateurs. À la fin, vous découvrez votre profil : vos forces insoupçonnées, et les conseils concrets pour alléger votre charge mentale.

Test de personnalité : pourquoi réfléchissez-vous autant ? (8 questions)

Vous venez de rendre un travail ou de prendre une décision. Quelle est votre première pensée ?

  • « Est-ce que j'ai bien tout prévu et anticipé ? »
  • « Est-ce que les autres vont être déçus par moi ? »
  • « Et si les conséquences sont pires que prévu ? »
  • « J'aurais pu faire mieux, il y a sûrement des erreurs. »

La nuit, quand vous n'arrivez pas à dormir, c'est surtout à cause de…

  • Une situation floue dont vous ne contrôlez pas l'issue
  • Une tension avec quelqu'un que vous n'avez pas résolue
  • Un scénario catastrophe pour demain ou la semaine prochaine
  • Quelque chose que vous avez mal dit ou mal fait dans la journée

Quand quelqu'un vous fait un retour critique, vous ressentez d'abord…

  • De la méfiance : vous analysez si ce retour est vraiment fondé
  • De la tristesse : vous vous demandez s'ils vous apprécient encore
  • De l'inquiétude : et si cela allait avoir de graves répercussions ?
  • De la honte : vous auriez dû faire mieux

Face à une décision importante, vous avez du mal à avancer parce que…

  • Il vous manque des informations pour être pleinement certain(e)
  • Vous avez peur que ce choix déçoive ou affecte ceux que vous aimez
  • Vous visualisez trop bien ce qui pourrait mal tourner
  • Vous cherchez la solution parfaite, sans défaut possible

Dans une relation (amicale, amoureuse, pro), ce qui vous pèse le plus c'est…

  • Ne pas être à la hauteur de ce que l'autre attend de vous
  • L'imprévu, les conflits soudains, les situations hors de contrôle
  • Le silence de l'autre : vous l'interprétez souvent comme un rejet
  • Ne pas savoir où vous en êtes, manquer de clarté sur la relation

Quand vous imaginez l'avenir, vous pensez surtout à…

  • Ce que vous pourriez rater ou ne pas réussir à faire assez bien
  • Les menaces et les risques que vous devrez affronter
  • Vos proches : leur bonheur, votre place dans leur vie
  • Comment organiser, planifier, prévoir chaque étape

Quand vous vous sentez dépassé(e), votre tendance naturelle c'est de…

  • Recommencer, corriger, perfectionner encore et encore
  • Chercher toutes les issues possibles pour vous protéger
  • Avoir besoin de vous confier ou d'être rassuré(e) par quelqu'un
  • Faire des listes, des plans, reprendre le contrôle par la méthode

La phrase qui vous ressemble le plus, c'est…

  • « Si ce n'est pas parfait, ça ne me convient pas. »
  • « Je préfère toujours envisager le pire pour ne pas être pris au dépourvu. »
  • « J'ai besoin de sentir que les autres m'aiment vraiment. »
  • « Je ne suis bien que quand j'ai une vue d'ensemble claire. »

Ce que votre profil dit de vous (et que vous ne saviez peut-être pas) :

  • Le perfectionniste : peur de l'erreur
Vous réfléchissez autant parce que vous vous fixez des critères très élevés. Chaque détail compte, chaque erreur possible est une menace. C'est une exigence forte, souvent liée à un besoin d'être irréprochable pour vous sentir en sécurité.

Soin du détail, fiabilité, capacité à vous améliorer constamment et engagement sincère dans tout ce que vous faites, ce sont tous des points forts. Mais accepter un travail « bien fait » vaut mieux qu'un travail jamais terminé. Rappelez-vous que l'erreur est une étape normale et pratiquez la bienveillance envers vous-même.

  • L'anxieux anticipateur : peur du danger
Votre cerveau est en mode surveillance permanente. Vous anticipez les problèmes, les risques, les scénarios qui font mal et souvent bien avant qu'ils n'arrivent.

C'est un mécanisme de protection avec des avantages : excellente capacité d'anticipation, prudence qui évite bien des erreurs, sens aigu de la préparation et résilience face aux imprévus. Pour alléger son esprit, apprendre à distinguer ce qui est probable de ce qui est possible et limiter le temps accordé aux « et si », vous permettront de garder votre attention sur le moment présent.

  • L'hypersensible relationnel : peur du rejet
Vous êtes très connecté(e) aux autres, à leurs humeurs, leurs silences, leurs mots. Vous réfléchissez beaucoup parce que les relations comptent beaucoup pour vous et que vous avez peur de les perdre.

Cette sensibilité est une richesse, même si elle vous épuise parfois. Vous êtes empathique, votre écoute est hors du commun, les liens que vous créez sont vrais, votre intuition émotionnelle est très développée et votre loyauté naturelle.

Rappelez-vous que le silence de l'autre ne vous concerne pas toujours, apprenez à accueillir vos émotions sans les suranalyser et à vous faire confiance indépendamment du regard des autres.

  • Le contrôlant rationnel : peur de l'incertitude
Votre esprit cherche l'ordre, la clarté, la logique. Tant que vous ne comprenez pas complètement une situation, vous ne pouvez pas vous y reposer. Ce besoin de maîtrise vous rend très efficace, mais il peut aussi vous empêcher d'accepter que certaines choses échappent à tout contrôle.

Rigueur et organisation exemplaires, prise de décision méthodique, capacité à résoudre des problèmes complexes et stabilité dans les moments difficiles, sont des choses que vous maîtrisez. Entraînez-vous à tolérer le flou, lâchez le contrôle sur les éléments extérieurs et essayez de distinguer prévoir intelligemment et ruminer inutilement.

Quel que soit votre résultat, ce sont des stratégies de survie psychologique et elles ont toutes leurs forces. Le problème, c'est quand elles tournent en boucle même quand il n'y a rien à craindre.

A lire aussi : 12 phrases pour arrêter de trop réfléchir et retrouver un peu de calme mental

La première étape pour ne plus réfléchir autant : nommer, pas combattre

La plupart des conseils pour "arrêter de trop réfléchir" vous demandent de faire taire votre tête. C'est souvent contre-productif, car lutter contre une pensée lui donne plus de puissance.

Ce qui fonctionne, c'est de reconnaître le mécanisme : "Ah, là je suis en train de chercher la perfection alors qu'un travail correct suffirait" ou "Je suis en train d'anticiper un danger qui n'existe pas encore."
Nommer, c'est déjà prendre du recul et donc le début du calme.

La charge mentale se soulage quand on comprend ce qu'on cherche vraiment à protéger.

Nommer les choses, c'est leur enlever leur danger.
Amélie Nothomb
Partagez cet article : sur facebook |  sur linkedin |  sur BlueSky
Emilie Deffains

Curieuse et dynamique, après 20 années dans le secteur du commerce, une reconversion professionnelle et une formation, je participe aujourd'hui à l'animation de ce site. J'aime le sport et partager ces moments avec mes enfants dans leurs activités sportives. J'apprécie cuisiner et je suis plutôt pour le fait maison . Je lis occasionnellement et je découvre actuellement le plaisir de jouer aux jeux de sociétés! Pour moi, chaque changement est... (lire la suite...)

linkedin
A la une
Vos citations préférées
Tops propositions
Catégories
Thèmes populaires
retour en haut